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Publié le 20 Septembre 2020

Le menhir d'Aire Peyronne dit Pierre Levée

Haut de 1,65m,en porphyre rouge,  le menhir d’aire Peyronne est classé monument historique depuis 1910 , il est répertorié dans la base Mérimée.

Comme le groupe des menhirs de Veyssières il a été érigé à l’époque CHALCOTHIQUE, il y a environ 4500 ans, période pré-ligure.

Il présente sur une de ces faces près de 200 cupules.

 

Dessin extrait du Bulletin de la Société de Préhistoire , Texte du Commandant Laflotte

 

 

Le Site de Robert Pons indique la présence d’un serpent, gravure que j’avoue ne pas avoir trouvée sur le haut du menhir.

 

On retrouve l'histoire de ce menhir dans le livre de Marcel CARLINI : St Raphael à travers les Ages

Sur cette photo datant de 1978, le menhir est plus incliné qu’aujourd’hui.

La suite à lire en achetant le livre de Marcel Carlini.

 

Extrait du livre de Michel Roudillaud 

 

Pour aller au menhir en partant de CAP

Environ 30 mn, pour s’y rendre depuis Cap Esterel, depuis le fond du parking extérieur, prendre le chemin des Ferrières.

Le portail d'entrée des Ferrières est cassé, suivre les traits bleus

Traverser ce qui fut pour les anciens propriétaires de Cap » le Camp des Indiens », ancien repère de jeux des ados, puis prendre la direction des carrières du Grand Caou - ST Raph

Longer des ruines, puis au niveau des sapins noircis prendre le chemin à droite.

 

Attention, zone à éviter les jours de chasse aux sangliers ...

Ce menhir est situé en limite du domaine de Cap Esterel, sur une parcelle appartenant à la SISE - société du grouper P&V.

 

Texte et photo Philippe Pons - 2020

*****************

 

 

 

 

Saint Raphaël à travers les Ages - Marcel CARLINI

                    

 

 

Bulletin société préhistoire

 

 

Site Robert Pons

 

 

 

Saint-Raphaêl - Michel Roudillaud

 

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Publié le 9 Août 2020

Dans la rubrique " NOUS" du journal Var Matin de ce Dimanche 09/08, André Peyrègne rend hommage à Abel Ballif, l'homme qui fut à la l'origine de la construction de la Corniche d'Or.

 

Pour mémoire notre article sur ce sujet publié en février 2019:

Histoire de la Corniche d'Or , 27 km de panorama, 183 virages.

 

copie de l'article de VM

copie de l'article de VM

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Rédigé par Var Matin - A. Peyrègne

Publié dans #CULTURE & PATRIMOINE

Publié le 10 Mai 2020

La plage du Dramont et l’ile d’Or  vers 1900 - document Gallica.

Les galets qui restent sur cette plage sont des chutes des pavés de porphyre provenant de l'exploitation des carrières du Dramont ( à l'emplacement actuel des 2 lacs) - photo Ph. Pons

 

Source :  Histoire du Dramont – JP Herreyres

 

Juillet 1909 – tour en construction – archive JP Herreyres- collection Famille Bureau

 

JP Herreyres émet l’hypothèse que l’architecte de la Tour soit l’ancien propriétaire Léon Sergent. En effet, l’entrepreneur Augustin Comba, retenu par le docteur Lutaud pour la construction est un prestataire de Léon Sergent.

Cette tour n’est pas dans le style de l’architecture des villas bourgeoises et hôtels dont  L. Sergent fit les plans à St Raphaël ou Valescure, hypothèse fausse.

Source : Ouvrage de Laurence Burau-Lagagne, L’Ile d’Or

 

Les tours des remparts d’Antibes

La ressemblance avec la Tour de l’île d’Or n’est pas frappante.

Source : Laurence Burau-Lagagne, L’île d’Or

 

Cette hypothèse d’un architecte italien vient d’être étayée par le témoignage de Mme Anne Marie Guillot, descendante d’une famille de maître carrier du Dramont, la famille BORGINI.

Comme de très nombreux ouvriers italiens recrutés aux carrières du Dramont, les BORGINI étaient originaires de Toscane, plus précisément du petit village de VELLANO. En atteste l’état civil des archives du Var : on trouve à St Raphaël, au début du XXè siècle de nombreux mariages de jeunes issus de ces familles vellanaises. L’apprentissage de la taille de la pierre est une longue et ancienne tradition dans cette région florentine, à Vellano mais aussi à Vinci tout proche (40 km).

Or, on trouve très curieusement à VELLANO, l’église San Martino e Sisto (photo ci-dessous) surmontée, comme l’île d’Or, d’une tour à créneaux.

Vellano, provincia di Pistoia

et à LUCQUES,  à 30 kilomètres de Vellano, la Tour Guinigi

Autre spécificité de la tour de l'île d'Or, la présence de machicoulis décoratifs.

Ces machicoulis ont un rôle purement décoratif.

Photo Patrick Colombet

On retrouve des machicoulis sur les tours de Vellano et Lucques, et comme le montre ces exemples, il n'en existe pas de nombreuses tours arabes.

 

Montage Anne Marie Guillot

 

Ce qui  conduit à une  NOUVELLE HYPOTHÈSE : 

Les carriers florentins du Dramont employés à la construction de la Tour de l’île d’Or ont vraisemblablement reproduit un monument à l’image de ceux de leurs villages.

 

Autre correspondance très troublante, on retrouve encore des machicoulis sur le pont conçu et réalisé par l'entreprise d'Aurelio Borgini sur le pont sur l'Oued Cherrat ( voir photo en fin d'article)

 

 

A la fin de la construction de la Tour, le Dr. Lutaud décide d’organiser sur son île, le 19 septembre 1910, en grandes pompes, une cérémonie au cours de laquelle il s’instituerait roi de l’île et baptiserait les lieux. Pour cela, il lui fallait une marraine, jolie et exemplaire. L’instituteur, chargé de ce choix, désigna Amélie BORGINI, sa meilleure élève. Elle n’a alors pas tout à fait 10 ans. Des personnalités sont invitées à la fête comme Angelo Mariani, Xavier Paoli, le préfet du Var, Louis Hudelo, Oscar Roty, le célèbre graveur, Charles Carolus-Duran, artiste peintre et une centaine de personnes. L’arrivée de Lutaud est annoncée par une fanfare.

 

Lundi 19 septembre 1910 : Angelo Mariani, tout de blanc vêt, à genou devant la marraine de l’Ile. Derrière elle, le docteur Lutaud- Roi Auguste 1er (document : site Angelo Mariani ) - Photo A. Bandieri  / St Raphael ??

Analyse de la photo de la cérémonie par Anne Marie Guillot

La photo montre Mariani, la clé de l’Ile à la main, qu’il remettra ensuite à la petite fille, chargée de l’offrir au roi Lutaud.

 

Neptune, Antoine Coysevox 1705

    De son côté Amélie tient dans sa main droite ce qui sert de sceptre. On ne voit que sa  partie supérieure terminée par une fourche. On retrouve cette fourche sur les armoiries de la Médaille qui sera remise aux invitées : un caducée y figure terminé par une fourche. On peut donc penser que le sceptre pouvait avoir la forme ci-contre.

 

Le caducée rappelle la profession de Lutaud (médecin) et la fourche celle de Neptune, Dieu de la Mer. Ces 2 symboles rappellent les 2 casquettes de Lutaud, médecin et roi de l’ile, voire même ses 2 personnalités, bon vivant mais aussi médecin.

Amélie conserva la clé. Elle permettait aux cousins, restés au Dramont, de prouver leur appartenance à la famille d’Amélie et de s’approcher de l’ile privée, voire d’y accoster, pour y pêcher.

Au cours de cette cérémonie, l’île est baptisée l’île Sainte Amélie.

Mais elle ne conservera pas longtemps ce nom qui est même effacé des mémoires.

Auguste 1er reçoit sa couronne et son sceptre et écoute avec attention les quelques vers récités par la marraine :

Sire, acceptez sur ce plateau
Cette clef de fleurs entourées ;
Que cet hommage vous agrée,
O Roi, le premier des Lutaud !
Grand souverain de l’île d’Or.
Pour vos sujets, soyez un père.
Que votre règne soit prospère
Pendant de bien longs jours encore,
Vive le roi de l’île d’Or !

Extrait  St Raphael Journal - 1910

Vous trouverez en pièce jointe des informations sur les principaux invités à l'inauguration.

Analyse de la Médaille commémorative par Norbert Guillot

 

Collection et photos Philippe Pons

 

Une Médaille est éditée pour l’occasion, offerte aux invités, d’argent ou de bronze sans doute selon le rang de la personne.

I-/-Le revers

La tour sur son rocher éclairée par un croissant de lune et une étoile. Les rais sur la gauche correspondent à une symbolique qui nous échappe. Autour de l’ensemble l’inscription « Augustus Primus Insulae Aureæ Proprio Motu Rex”— Auguste Premier de sa propre volonté roi de l’île d'Or —

En bas à droite, une inscription  L. Patriarchi, le nom du graveur

 

II/ Le recto :

- L’Ecu : les armoiries au centre du recto et leur signification héraldique

- Ornements extérieurs de l’écu : L’écu se présente avec en chef une couronne royale et en soutien deux salamandres (sous toutes réserves). La salamandre est le symbole de la pierre portée au rouge, ici elles sont dites rampantes selon le vocabulaire héraldique (c.a.d. dressées sur une patte)

- Ecu écartelé dont tous les quartiers présentent des traits horizontaux symbolisant les ondes c.a.d. la mer

- En 1 une tour posée sur un rocher

-  En 2 un croissant tourné en senestre, accompagné en abîme (centre) d’une étoile à 5 pointes (branches).

Senestre en langage héraldique c’est la droite et non la gauche car la description se fait depuis le porteur d’arme et non depuis l’observateur. Tourné vers la droite il symbolise la prospérité glorieuse

- En 3 un caducée rappelant sa profession, terminé par une fourche telle celle de Neptune, Dieu de la Mer. Ces 2 symboles (caducée et fourche) rappellent donc la profession de Lutaud et sa fonction de roi de l’Ile transformée en Dieu.

- En 4 une langouste, signe d’abondance en langage héraldique

 

 

- La devise :

« Insulae Aureæ Proprio Motu »/ Ile d’or de sa propre initiative.

Sans doute s’agissait-il d’avancer que l’île était reconnaissable entre toutes ce qui justifie d’ailleurs la devise adoptée par Lutaud mais qui ne figure pas comme telle sur la médaille :

« Ton salut est dans la sincérité ».

Dans cette devise est incluse, au début de la phrase et en Arabe oriental selon le calendrier hégirien ١٢٢٧ (1227) soit 1812 du calendrier grégorien ce qui ne correspond à aucun événement pour le royaume. On peut supposer qu'en réalité il s’agit de ١٣٢۷ (1327) soit 1909 date d'acquisition de l’île. Le second chiffre ٣ étant, par méconnaissance de l’Arabe ou par difficulté de gravure, devenu ٢.

- Le cadre vierge au bas de l’écu : Emplacement destiné à recueillir le nom de la personne à laquelle elle sera destinée

- La date d’émission :

Tout en  bas  MCCCXXVIII (1328) soit 1910 date à laquelle est proclamé le royaume : 19 septembre 1910 ou 14 Ramadan 1328.

- Tout autour de la médaille une inscription en caractères arabes

الجَازِير الصّدق « l'île crédible » ou île (el djezair) sincère authentique, répétée quatre fois

Cette devise en arabe est sans doute un clin d’œil de Lutaud à son frère, gouverneur d’Algérie, invité à la cérémonie.

 

 

 

Anne Marie Guillot témoigne :

(C’est une descendante de la famille BORGINI. Amélie était la sœur de sa grand-mère Iolande)

«  Le contre maître Aurelio Borgini, originaire de Vellano, père d’ Amélie, a eu 6 filles de son épouse Marie PIERI. Les 3 aînées restèrent au Dramont et y fondèrent une famille.

 

Le couple Maria PIERI-Aurelio BORGINI et leurs 3 filles aînées, de gauche à droite :

Amabilia épouse ULIVIERI , Bruna épouse LENZINI et Irena épouse ASSACCI

 

Les 3 plus jeunes (Amelie, Iolande, ma grand-mère et Léa) suivirent leurs parents au Maroc.

Les 3 plus jeunes filles de Aurelio BORGINI et une petite fille

De gauche à droite, debout :   Iolande épouse LEPRE, Amelie épouse MINEO et Lea épouse MORIN,

Assise : une petite fille de Aurelio, Amelie LENZINI.

 

      Les carriers se déplaçaient dans les lieux où il y avait du travail comme le faisaient, à la même époque, les scieurs de long. C’est ainsi que Aurelio et son frère Dante avaient travaillé en Roumanie avant de répondre à une offre à la carrière du Dramont. Aurelio y exerçait deux métiers : tailleur de pierres et aubergiste, aidé par sa femme Maria.

      Arriva la Grande Guerre, les hommes en âge d'être mobilisés partaient au front. Aurelio Borgini avait passé l'âge d'être mobilisé avec l'armée italienne alors alliée de la France. La main d'œuvre se faisait rare à la carrière. Un commissaire de police, ami d’Aurelio lui dit alors  : «Tu ne vas bientôt plus trouver d’hommes ni de travail alors qu’au Maroc,( pays neuf en plein développement grâce à l'impulsion de Lyautey), on demande des tailleurs de pierres ». Ecoutant ces conseils, Aurelio partit avec son épouse, ses 3 plus jeunes filles et son équipe d’ouvriers italiens. Il gardait pourtant des séquelles d’une blessure au poumon à la suite d’un coup de poignard reçu dans son auberge en voulant séparer deux hommes qui se battaient.

 

Le Var, 26 mai 1912

 

     La famille était installée au Dramont sans doute depuis les années 1880, mais à chaque naissance Maria partait accoucher dans son village, près de sa mère. Ma grand-mère Iolande Borgini, est donc née à Vellano en 1901, comme ses sœurs aînées et comme Amelie (en 1899). Elle gardait de son adolescence au  Dramont le souvenir d'une période très gaie, des concours de valse organisés tous les dimanches par son père à l'auberge, du piano mécanique et de la joie des habitués quand il recevait de nouveaux rouleaux de musique."

Vers 1950, vue générale de la Cité ouvrière du Dramont, à gauche la carrière, aujourd'hui le lac, sous la flèche rouge l'auberge de la famille Borgini. ( document collection Antoine Bertrani )

L’auberge se situait à l’emplacement de l’actuelle Auberge Provençale, et Louis Polvérini, fils de carrier du Dramont, se souvient encore des bals du Dimanche et du piano mécanique.

   " Les ouvriers italiens emmenés au Maroc par Aurelio avaient une maîtrise de la technique de la taille de pierres. Ils construisirent entre autres, les ponts sur l'oued Akrech et l'oued Cherrat près de la ville de Salé, près de Rabat. Le pont sur l'oued Akrech, devenu trop étroit a été détruit. Il en reste de rares cartes postales. Celui sur l'oued Cherrat a été conservé bien que interdit à la circulation et même rénové, par volonté de conserver un pan de l’histoire architecturale du Maroc. Je lis sur un blog que les ponts ont été construits par la Légion et les indigènes. Ces derniers intervenaient comme une aide mais la taille de pierres était exécutée par les carriers italiens venus du Dramont.

Pont sur l’oued Cherrat

       La volonté de Aurelio était sans doute de revenir au pays après la guerre. Mais il mourut très peu d'années après son arrivée au Maroc, des conséquences du coup de poignard. Les  poussières inhalées dans l'exercice de son métier n'ont sans doute rien arrangé. Sa femme restée seule au Maroc, avec ses trois dernières filles adolescentes, a repris son activité d'aubergiste. Les 3 filles s'y sont mariées. Amelie fonda une famille avec Jules MINEO, créateur d’une chaîne de cinémas florissante au Maroc. Elle est décédée à Bastia en 1986, à l’âge de 87 ans. Iolande se maria avec Jean LEPRE, fils d’entrepreneur d’électricité à l’origine de l’électrification de Casablanca. Léa, la dernière, épousa Eugène MORIN.

      Quant aux 3 aînées restées en France, elles firent souche au Dramont :  Bruna épousa Marc Joseph LENZINI, Amabilia épousa Giuseppe ULIVIERI, Irena épousa Cesar ASSACCI, tous tailleurs de pierres. Les descendants ASSACCI y étaient encore il y a quelques années, je les ai perdus de vue. »

De gauche à droite :    - Iolande 16 ans et    - Amelie (assise) 19 ans.

  

L’Ile d’Or avec en arrière plan le Dramont – les Carrières (à  l'emplacement actuel des 2 lacs) et les habitations - vers 1950 – collection JP Herreyres

 

>>> collection photographique Anne-Marie Guillot et Antoine Bertrani

 

>>> WIKIPEDIA : cet article très documenté a été écrit par un ancien propriétaire de Cap Esterel. Il a obtenu la mention AdQ (article de Qualité) , par le comité qui juge de la fiabilité des informations publiées par les contributeurs de Wikipedia.

 

... et pour mémoire retrouvez l’Histoire en images de l’Ile d’Or sur l’article publié en 2018 sur ce blog.

 

Si des descendants des familles ASSACCI, LENZINI et ULIVIERI , lisent cet article, merci de laisser un message via le lien de contact du blog, pour transmission à Mme Anne Marie Guillot.

Illustration Paul Bret - 1936

Banquet d’inauguration - quelques portraits des invités - document Anne Marie Guillot

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Publié le 3 Avril 2020

En ce début de vacances de Pâques, comme nous ne pouvons-nous déplacer, je vous propose un petit voyage en images avec l’histoire des pergolas d’Agay.
Philippe Pons

 

 

Sur cette carte postale datant d'environ 1910-20, les pergolas n'existent pas.

Sur la droite l'ancienne église d'Agay qui sera partiellement détruite et reconstruite au même emplacement. (article en préparation)

Après la première parution de cet article, Frédéric d'Agay m'a précisé que les pergolas dataient de 1930, suite à une décision du Syndicat d'Initiative nouvellement créé à AGAY.

 

 

Les pergolas, le pont routier, et en arrière plan l’Hôtel des Roches Rouges.

 

Extraits de la Cote d’AZUR du Dr. Donnadieu paru en 1936

 

Cette carte postale date de 1932, édition Galeries de l’Esterel – Agay, on aperçoit en arrière plan la grosse villa et le voilier de Maurice Bunau Varilla .

Les pergolas, le port avec quelques barques de pêcheurs, le Grand Hôtel d’Agay et la Réserve d’Agay

2 cartes postales datant de 1933, édition MUNIER.

La coloration des images est manuelle à partir de photos Noir et Blanc.

 

Brochure rare publiée par le Syndicat d’Initiative de St Raphael en 1937.

Toutes les photos sont signées du photographe de St Raphael Lucarelli.

Le bâtiment de 3 étages au centre de l’image est l’ancienne gendarmerie détruite par les bombardements en mai 1945.

 

Petit à petit le port d’Agay se transforme et se développe, les pontons se multiplient.

 

 

 

2020 , les pergolas dominent toujours le port, les colonnes ont pris la couleur de l'Esterel

photos © Patrick Colombet et Philippe Pons

Avec Patrick nous avons comptés 7 pergolas, amis lecteurs, avez vous une explication, en dehors de la fascination sur le chiffre 7, le chiffre de la chance pour Agay ?

 

 

La COTE d’AZUR Edition Berger Levrault - 1936 , un ouvrage de référence.

Brochure Syndicat d’Initiative de St Raphael - 1937

 collection Ph. Pons 

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Publié le 15 Février 2020

Liminaire :

1863 - Après la signature du traité de Turin entre Napoléon III et Victor Emmanuel II,  l’Italie cède la Savoie et Nice,et il est décidé de prolonger la ligne de chemin de fer PLM entre Marseille et l’Italie. En 1869, la ligne atteint Menton, puis Vintimille en 1972.

Précision apportée par Frédéric d'Agay après parution :

" La ligne n’a pas été prolongée à cause de la cession de Nice à la France cela fut décidé bien avant et ma famille a été expropriée de 35 ha dès 1857 "

De 1877 à 1879, un jeune homme de 19 ans, Edouard Alfred Martel, amoureux de la beauté et du calme du massif de l’Esterel effectue des relevés topographiques et ainsi que de très nombreuses photographies.

source BNF / Gallica - photo EA Martel

 

Il reprend les mots de Bartoli « il n’est nul recoin de France, ni peut-être du monde entier, qui possède une perfection pittoresque plus complète que les admirables sites du sauvage et poétique Esterel  »

C’est avec l’aide d’« un forestier de génie » , Auguste  Muterse, auquel il rend hommage dans de nombreux articles que É.A. Martel a établi sa carte de l’Esterel. Cet ingénieur des eaux et forêts qui avait en charge la gestion du Massif de l’Esterel, « restaure en d’habiles travaux de reboisement la forêt de pins » ,  et crée « tout un réseau de bonnes routes et de sentiers confortables » . Il construit également 14 maisons forestières qui comprennent deux appartements, un four à pain, une réserve d’eau, une écurie aux mulets, une basse-cour et une porcherie. (source le site Pointe Maubois)

L'administration des forêts, pendant ce temps, sous la direction de A. Muterse, qui vient d'être nommé inspecteur général à Nice et que E.A. Martel qualifie de « forestier de génie » — venait d'achever, en quinze ans, un véritable réseau de routes forestières carrossables (sans parler des sentiers) à travers tout le massif de l'Esterel.

 

Carte extraite du guide Hachette de 1923  - auteurs Martel et Boissaye - collection Ph Pons

A l’origine, la traversé de la rivière Agay se faisait au moyen de gués.

Avec l’aménagement du Massif de l’Esterel,à la fin du 19 eme siècle, fut construit le pont routier dit du Castellas,  par l’ingénieur Auguste MUTERSE.

Carte postale - Source Site Agay Autrefois

Le premier pont du Chemin de Fer, est construit un peu avant la construction de la route de la Corniche d’Or par le Touring Club de France ( voir notre article du 13/02/2019 )

Sur cette vue panoramique de Ferrari, le photographe de St Raphael, prise avant 1900, on aperçoit les 3 arches en pierre du pont du chemin de fer. Source Site Agay Autrefois

 

Le magazine l’Illustration dans son numéro 2018 du 20/12/1900

Traversée à pied du pont d’Agay par les voyageurs.  Photo Paul Boissard  - Illustration N° 2018- Collection Ph.Pons

 

Les militaires du 5eme génie de Versailles construisent un nouveau pont métallique qui est arrivé en pièces détachées.

La Vie Illustrée  jv 1901 –photo Giletta _  collection Ph.Pons

Les arches en pierre seront détruites une fois le pont en place.

Vers 1910, le pont de chemin de fer, en arrière plan le phare de la Baumette –

carte postale édition Maillan – collection Ph. Pons

Sur cette photo de l’embouchure de l’Agay, on aperçoit en arrière plan le pont-passerelle du Grenouillet. Source Geneanet.

 

Vers 1907 – edition LL / Paris – collection Ph.Pons

Dans son livre La Cote d’Azur publié en 1936 le docteur Donnadieu écrit

Plan large sur la baie,  à droite du voilier tartane, le grand Hôtel d’Agay et à gauche le nouveau pont du chemin de fer.  Edition  LL /Paris _ collection Ph. Pons

 

1920 – construction du premier pont routier

1920- L’équipe des maçons du Dramont et d'Agay qui construisit le pont.  Archive Louis Polverini.

Un pont routier en béton est situé construit dans le prolongement de la route de la Corniche d’Or

Ed Munier / Macon – Collection Ph Pons

 

Dans l’axe du pont, l’hôtel des Roches Rouges et à droite le grand bâtiment de 3 étages est la gendarmerie, qui sera détruite lors des bombardements de 1944

Edition LL / Paris - Collection Site Agay-Autrefois

La rade d’Agay, avec le pont routier qui masque le pont du chemin de fer.

Sur la gauche le voilier 2 mats appartenant à M. Bunau-Varillat. (histoire dans un prochain article)

Ed Thiriat / Toulouse  - collection Ph Pons

 

source Collection Delcampe

1927- source collection Geneanet

Un pont identique existe encore en 2020 à St Maxime sur le Préconil. Ed la Cigogne - Collection Ph Pons

 

15 Aout 1944, les Allemands dynamitent le pont

La Mairie de st Raphael à mis en place durant l’hiver 2019, des panneaux « Je me souviens », dans lesquels Louis Polverini nous fait partager sa mémoire.

Depuis le château du Castellas, les Allemands déclenchent des charges explosives.

Avec la destruction du pont routier, la passerelle du Castellas, à voie unique, repris du service. Louis Polverini raconte dans son petit livre « La marmotte et le Pont », que le tablier en bois fut remplacé par des dalles de béton.

Il fut conçu pour supporter des charges de 5 tonnes max. Doté d’une incroyable résistance, l’armée américaine y fit circuler des chars Sherman de 32 tonnes, ainsi que toute sorte de véhicules et de pièces d’artillerie.

1946  -  Construction du second pont

Le nouveau pont est inauguré le 19/03/1948 – document archives Louis Polverini

Le nouveau Pont – Edition CAP – Collection Ph.Pons

Jusqu’en 1955, la 4 CV Renault est la voiture la plus vendue en France-  collection Geneanet

 

La plage d’Agay, le nouveau pont routier et la nouvelle église - Collection Geneanet

 

A partir de 1948, 3 ponts enjambent l’Agay, photo Google Earth datant de 2008.

 

Mais, en novembre 2011 ….

après de très violentes pluies sur l’Esterel, la rivière Agay déborde en entrainant des mobil home et des arbres qui en se fracassant sur les montants métalliques de la passerelle du Grenouillet, provoquent un affaissement de la pile Nord.

Images extraites d’un vidéo postée par Paul Pellero – 11/2011

 

Le petit pont construit par Auguste Muterse étant endommagé, est finalement démoli.

Avec le recul cette destruction est très regrettable, cette passerelle aurait pu être sauvée en la réservant exclusivement aux piétons et aux cyclistes.

 

L’embouchure de l’AGAY en 2018.

La rade d’AGAY – 2019  Philippe Pons

L’histoire des ponts n’est pas terminée, car selon mes informations le pont du chemin de fer datant de 1900 devrait être remplacé en 2022 par un nouveau pont,

donc à suivre ….

 

Philippe Pons _ Février 2020

 

 

Mémoire d’AGAY 1944 – La Marmotte et le Pont – Louis POLVERINI

Magazine l’ILLUSTRATION 1900

Magazine La Vie Illustée 1901

Guide Hachette – La Côte d’Azur –  1923

La Côte d’Azur – Docteur DONNADIEU – édition 1936

Site AGAY Autrefois

Site la pointe de Maubois

You Tube – un film de Paul Pellero - 2011

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Publié le 25 Janvier 2020

Après la création du sentier « Sur les pas des carriers » inauguré en Aout 2019, la Mairie de St Raphael dans la continuité de sa démarche pour mettre en lumière l’histoire humaine et industrielle du Dramont et d’Agay, a installé à Agay,fin 2019, 4 panneaux de souvenirs.

Louis  Polvérini dans une série intitulée «  Je me Souviens »

nous raconte des faits vécus en 1943 et lors du débarquement en 1944.

Petit rappel historique :

L’armée allemande qui par suite de la rupture d’alliance avec l’Italie début de ce même mois avait chassé l’armée italienne et devenait de ce fait nouveau, la seule occupante de la zone Sud de la France.

Dans cette première histoire,  les faits remontent à un après-midi de fin septembre 1943.

 

Fin septembre 1943 alors que l’armée allemande occupait la région depuis peu,

survint dans la crique juste en face de ce banc et à quelques mètres du rivage, un évènement tragique.

Une mine flottante, ballotée par le vent et la houle, venait d’entrer dans l’anse.

Deux jeunes allemands en tenue de bain, non conscients du danger, tentaient de ramener cet engin de mort sur le rivage .

Malheureusement une vague, plus haute que les autres, souleva la mine qui en retombant, explosa dans un fracas assourdissant, entraînant une vaste colonne de plusieurs mètres de haut ou se mélangèrent eau, feu, pierre et hommes.

Le lendemain de ce drame, des militaires allemands s’affairairent pour retrouver les restes de leurs camarades éparpillés sur plusieurs dizaines de mètres alentour.

© Louis Polvérini

photos © Philippe Pons

Vous trouverez le texte intégral de cette histoire « Sur le Banc » dans le fichier pdf joint.


Louis Polverini est le fils d’un maçon de Toscane arrivé au Dramont en 1923. Il est né au Dramont et a toujours vécu à Agay  et dans une maison forestière de l’Esterel après les bombardements de 1943. Il a pris la suite de son père qui avait monté une entreprise de maçonnerie.

J’ai eu le plaisir de le rencontrer en novembre 2019.

Ma démarche de connaitre les histoires d’Agay l’a au début un peu étonné venant d’un "touriste de Cap Esterel", mais très vite il a accepté de partager en m’apportant un vécu sur les très nombreux documents, guides, cartes postales, revues que je collectionne sur Agay et l'Esterel.

Ph. Pons

      Articles en préparation :

  • -Petite histoire des 5 ponts d’Agay
  • Les pergolas d’Agay
  • Les églises d’Agay
  • Les commerces du Vieil Agay
  • Le Grand Hôtel d’Agay et la Réserve
  • L’Hôtel des Roches Rouges
  • L’Hôtel de la Baumette
  • La pompe élévatrice du PLM
  • La gare d’Agay
  • Le Château d’Agay
  • La villa Bunau Varilla
  • Le menhir d’Aire-Peyronne
  • Gaspard de Besse, le Robin des Bois de l’Esterel

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Publié le 2 Novembre 2019

 

carte postale éditée par la Cigogne  - collection Philippe Pons

Cette photographie doit dater des années 40.

Avec la création des congés payés en 1936, les premiers vacanciers arrivent sur la côte d'Azur via l'ex ligne PLM ( Paris-Lyon-Marseille ). En 1938 la ligne PLM dite "ligne    Impériale" car empruntée par Napoléon III, est nationalisée et devient SNCF.                    Le trajet Paris-Marseille durait 9h 20.

L'électrification de cette ligne commencera en 1946 et se terminera en 1962.  Il y avait 3 classes de wagons, la 3eme classe avec des banquettes bois sera supprimée en 1956.

On aperçoit en arrière plan le "Château d'Agay " et le bâtiment de la ferme du château. Peu après le débarquement, les 14 et 15 août 1944 le château sera totalement détruit  par des tirs allemands.

 

Guide POL - St Raphaël / l'Esterel  - collection Ph. Pons

 

 

 

Septembre 2019 - © Philippe Pons

En 75 ans, principaux changements : de nombreuses villas construites sur Agay, ainsi que le développement important de la végétation.  La plage n'a pas changé.

Il existe maintenant 2 restaurants : La Favouille et le restaurant du club Agathos aménagé sur les terrains de l'ancien château d'Agay.

L'ensoleillement de cette anse est remarquable ainsi que la vue sur le Dramont et la baie d'Agay.

 © Philippe Pons

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Publié le 31 Août 2019

 

Au bord de la plage du Pourrousset, située à l'entrée de Cap Esterel.

Carte postale, édition Giletta - collection Ph. Pons

Je pense que cette photo prise par l'un des frères Giletta après l'ouverture de la route de la Corniche d'Or, date d'environ 1903-1904.

On aperçoit au loin le phare de la Baumette construit en 1884.

Le phare d'Agay - carte postale édition Sélecta - collection Ph. Pons

 

 

 

 

juin 2019 - © Ph. Pons

2019 - Un des pins maritime plié par les vents est toujours présent. Deux grosses branches sont soutenues par des béquilles métalliques.

 

Si vous aimez les arbres remarquables, je vous invite à assister à la conférence qui sera donnée par  Pierre Fernez le 9 Octobre à l'auditorium du centre culturel de St Raphael.

Philippe Pons

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Publié le 11 Août 2019

Nous vous avons présentés dans ce blog plusieurs articles sur les carrières de porphyre du Dramont et sur la vie des 800 mineurs et leurs familles, premiers habitants de ce qui deviendra après la fermeture de l’exploitation minière, notre Village de Cap Esterel.

A l’initiative du cercle Dramontois et avec l’aide du Maire de St Raphael , M. Frédéric Masquelier, M. Zucco fils de mineur, a inauguré le Samedi 10 Aout un sentier de mémoire :

SUR LES PAS DES CARRIERS

Extrait du discours d’Yvon Zucco, publié ce dimanche 10/08 dans Var Matin

 

Quelques images du Sentier d'Interprétation

 

 

18 panneaux explicatifs sont à découvrir sur le parcours autour des lacs.

Photos © Patrick COLOMBET

 

Ce projet avait été annoncé dans l’excellent magazine Le Lien n°142, édité par le service communication de la Mairie de St Raphael.

 

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Publié le 8 Août 2019

« A travers cette nouvelle rubrique, nous allons vous proposer un comparatif entre des documents anciens (photos,gravures ou cartes postales) et des photographies récentes de vous montrer les évolutions au Fil du Temps »

 

Ces 2 photographies ont été prises entre 1903 ( fin de construction de la route la Corniche d’Or) et 1910 (début de la construction de l’ile d’Or par le Dr LUTAUD).

On aperçoit sur cette première carte postale intitulée Route d’Agay, deux énormes tas de pavés de porphyre extraits des carrières du Dramont situés à l’emplacement actuel de l’hôtel Les Roches Rouges

On devine derrière le 2eme tas, le système de chargement d’un voilier qui assurait la livraison.

Carte postale très rare en provenance de la collection de JP Herreyres , l'historien du Dramont.

Gravure extraite de St Raphael Journal - 1889

 

cartes postales Ed Lacour et Ed Helmlinger - collection Ph Pons

La tour de l'ile d'Or n'est pas encore édifiée, il existe très peu de photographies de l'ile sans la tour.

 

 

Depuis le garage LERUSTE.

© Philippe Pons

… et depuis l’Hôtel Les Roches Rouges

Photos © Patrick Colombet

 

Plage du Dramont - Le ponton de chargement des carrières – 2018,

En arrière-plan le parking abandonné et le garage Leruste, et pour mémoire les galets très spécifiques à cette plage du Dramont proviennent des pavés extraits des carrières entre 1864 et 1959.

Voir nos précédents articles dans notre catégorie CULTURE et PATRIMOINE.

 

A suivre ...

 

 

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