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Publié le 23 Octobre 2021

Avec le début des vacances scolaires de la Toussaint, je vous propose quelques informations sur la ferme-bergerie des Ferrières .

Pour les nombreux propriétaires qui se promènent dans les Ferrières ou qui font du jogging, du VTT, vous avez sans doute croisés, comme moi,  ces bâtiments en ruine sans connaitre leur histoire.

Depuis le Village, on accède aux Ferrières par un petit portillon situé à l'extrémité du parking extérieur, près de la piste de karting.

 

2021:  les Ruines 

Ces parcelles faisaient parties de la société des Carrières du Dramont, ce qui explique leurs présences dans le périmètre actuel de CAP ESTEREL.

 

Source Géoportail

 

Septembre 2021

 

AVANT 1944

   

Dans le livre MEMOIRES des CARRIERS, édité par la Mairie de St Raphael, qui vient de sortir, Maurice Polvérini témoigne d’une autre utilisation de cette ferme :

   Suite à la lecture de ce passage, j’ai contacté Maurice Polvérini. Il est né en 1934, ses parents sont arrivés à Agay en 1923, son père travaillait à la carrière Prola, (située dans le bas de Cap Esterel, vers l’actuelle station d’épuration), il était boute feu, Il allumait les mèches lentes qui faisaient exploser les blocs de porphyre tous les jours vers 12h, quand les mineurs n’étaient plus dans les carrières.

   Comme tous les habitants d’Agay et du Dramont, Maurice Polverini a subi entre 1942 et 44 de très nombreux bombardements. Les forteresses volantes alliées larguaient leurs chapelets de bombes à 8000 m. d’altitude pour échapper aux batteries de DCA. L’objectif visé et jamais atteint étant la destruction complète du viaduc d’Anthéor.

   Afin de  mettre les habitants et leurs familles à l’abri, la direction des carrières fait creuser 2 galeries à partir de 1942. Le père de Maurice y a participé.

   En attendant que ces galeries soient creusées, Maurice Polvérini se souvient s’être souvent abrité à la ferme des Ferrières. Cette ferme était habitée par le couple SISMONDINI et leur fille, et une seule vache.  Une vingtaine d’habitants du Dramont y trouvaient refuge pendant les bombardements.

 

A partir de 1945

 

Des bergers avec leurs moutons s’installent dans la ferme des Ferrières.

Le troupeau dans les prés du Castellas - photographie archives Charles Laugier

 

Famille Laugier vers 1960

 

Le troupeau comptait environ 200 Brebis, avec 2 ânes provençaux.

Les derniers bergers connus :  Monsieur Antoine SIC et CHEYLAN

Le berger vivait sans eau, ni électricité.

La bergerie occupait le rez de chaussée, le berger avait une « chambre » au premier étage.

Avec l’arrêt des carrières dans les années 70, la ferme est abandonnée.

Un puit se trouvait un peu plus bas, sans doute au niveau de l’ancien petit « village des Indiens, avec tipis  et parcours de tir à l’arc avec cibles, » construit par P&V pour les ados dans les années 95.

Extrait d'un plan distribué à la réception dans les années 90-95

  

Les restes du Village Tipis construit pour les jeunes et les ados

  Selon des témoignages, Antoine Sic, avait toujours sa gourde de vin rouge en bandoulière, avec l’empreinte du goulot visible sur les lèvres, ce qui ne l’empêchait pas d’être un excellent berger.

Les bêtes se nourrissaient sans la zone du Castellas, Grenouillet, Pra Baucous, jusqu’à la barre du Roussiveau.

 

Septembre 2021

 

Photographies :

IGN, Archives famille Charles Laugier et photothèque Philippe Pons

Je tiens à remercier Maurice Polvérini, Coco Nogara et Charles Laugier pour leurs précieux témoignages.

Philippe Pons

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Publié le 2 Octobre 2021

Le service communication de la ville des St Raphaël vient de publier dans les collections de la ville :

 

Je vous en propose quelques extraits, avec en ouverture les deux fils de carriers qui sont à l’origine de ce livre, René Zucco et Antoine Bertani.

Quand j’ai commencé mes recherches sur les carriers ils m’ont chaleureusement accueilli et transmis de nombreuses informations en compagnie du regretté JP Herreyres.

 

Les doubles pages des chapitres :

 

Petit regret, pour mon amie Anne-Marie Guillot et les descendants de la famille Borgini la petite erreur sur Amélie appelée Borgoni …

Le couronnement d'Amélie Borgini, par le Dr Lutaud, Angelo Mariani lui remet la clef de la Tour de l'ile d'Or.

 

Belle surprise, ce livre se termine par quelques belles photographies de recettes.

 

Ce livre est disponible au Syndicat d'Initiative de St Raphael, à la mairie d'Agay au prix de 5 €.

Il peut également être commandé à la Librairie Parisienne de St Raphael.

 

 

Et pour encore plus d'infos, 

l'Inventaire des Réseaux Spéciaux et Particuliers (IRSP), de janvier 2021, propose sur 18 pages, un descriptif complet des carrières du Dramont.

Les 2 articles de notre blog : Sous les pavés, la plage , qui retracent l’histoire des carrières sont référencés, ce qui explique peut-être les 1900 visiteurs sur ces 2 articles en Août.

 

philippe pons

 

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Publié le 13 Août 2021

  Jusqu’aux années 1880, le bourg de Saint-Raphaël présente une physionomie traditionnelle, avec deux quartiers principaux :
• Le « village » constitué de vieilles maisons blotties autour de l’église paroissiale
• « la marine », quartier du port occupé par les pêcheurs.


Avec l’arrivée d’un maire dynamique, Félix Martin (1878-1894), Saint-Raphaël se transforme rapidement et s’étend vers le plateau du Veillat, jusqu’alors simple terrain inoccupé. Après l’assainissement de la ville et l’apport de l’eau courante, les édifices publics se construisent à un rythme accéléré, en particulier l’Eglise Notre-Dame de la Victoire, Le Casino, l’Hôpital Hospice et les Bains Lambert.


Ce développement s’accompagne évidemment d’un essor immobilier important dans les quartiers proches avec l’installation de nombreux lyonnais (relations de Félix Martin), parisiens et anglais, ces derniers plébiscitant déjà la Côte d’Azur depuis de longues années pour la douceur de ses rivages en hiver. Ces différentes origines vont engendrer des styles de villas éclectiques dont les 3 principaux sont : le style palladien, le style anglo-normand et le style mauresque.

( source site St Raphael )

En cette période ou l'accès à l'Esterel est interdit par mesure de sécurité incendie, je vous propose de découvrir ces demeures de la Belle époque à travers 3 livres, et un parcours de visite.

 

1- Saint-Raphaël DEMEURES ET JARDINS DE LA BELLE EPOQUE 

 

 

 

 

Travail conjoint entre l’association des villas belle époque de Saint Raphaël ( AVBE ), présidée par Hervé Couffin et les services de la Mairie.

Livre d'art grand format 24x32 cm ,

175 pages, parution juin 2019.

environ 50 villas ( quartiers de Boulouris, Le Dramont, Notre Dame, Valescure et la Ville Nouvelle) photographiées par Patrice Texier.

   

Quelques doubles pages
Quelques doubles pages
Quelques doubles pages
Quelques doubles pages
Quelques doubles pages

Quelques doubles pages

 

2- Les villas anciennes de Saint-Raphaël ( 1880-1920)

 

  Ce livre de Jacques Chevillard, textes et photographies, publié en 2007, est maintenant épuisé, mais on peut encore en trouver sur les  sites de ventes de livres d'occasion.

Format 22x22 cm , 240 pages , près de 100 villas présentées.

Très nombreuses photographies, avec souvent une image de l'époque.

Quelques doubles pages
Quelques doubles pages
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Quelques doubles pages
Quelques doubles pages
Quelques doubles pages
Quelques doubles pages
Quelques doubles pages
Quelques doubles pages
Quelques doubles pages

Quelques doubles pages

 

3- Esquisses, DEMEURES RAPHAELOISES en leur jardin

 

  Livre publié par l'AVBE .  

Ce livre très original par sa forme et son contenu est un carnet de dessins réalisés par Caroline Denis. Un coup de coeur ...

Format : 25x15 cm , imprimé sur papier aquarelle de fort grammage. Parution 2020

          

aperçu d'une double page

 

Quelques villas : Magali, les Palmiers, le Bois Dormant, la Péguière, Gaïla, le Castellet
Quelques villas : Magali, les Palmiers, le Bois Dormant, la Péguière, Gaïla, le Castellet
Quelques villas : Magali, les Palmiers, le Bois Dormant, la Péguière, Gaïla, le Castellet
Quelques villas : Magali, les Palmiers, le Bois Dormant, la Péguière, Gaïla, le Castellet
Quelques villas : Magali, les Palmiers, le Bois Dormant, la Péguière, Gaïla, le Castellet
Quelques villas : Magali, les Palmiers, le Bois Dormant, la Péguière, Gaïla, le Castellet
Quelques villas : Magali, les Palmiers, le Bois Dormant, la Péguière, Gaïla, le Castellet

Quelques villas : Magali, les Palmiers, le Bois Dormant, la Péguière, Gaïla, le Castellet

Ces livres sont en vente à l'office de Tourisme de St Raphaël et dans les bonnes librairies.

 

 

Parcours de visite pour quelques Villas de BOULOURIS,

bonne promenade ...

 

 

 

Vers le classement de Sites Patrimoniaux Remarquables

"Au titre de la « Loi Création Architecture et Patrimoine », Saint-Raphaël a lancé une grande étude en vue d’obtenir le classement d’un ou plusieurs « Sites Patrimoniaux Remarquables » sur son territoire. Après avoir renforcé la protection de 189 villas Belle Epoque et leurs jardins, la Ville a édicté des prescriptions réglementaires garantissant la préservation de 20 autres propriétés. Cette protection a été élargie, par quartier, à des îlots caractéristiques de l’architecture et du patrimoine raphaëlois (listes consultables au service Urbanisme). Une démarche dans laquelle l’AVBE s’implique totalement."

Frédéric Masquelier

Frédéric Masquelier et Hervé Couffin - ©Michel Johner

 

24-08  / COMPLEMENT à cet article

 

Depuis la parution de cet article M. Hervé Couffin et l'AVBE, viennent de mettre en ligne un site remarquable sur St Raphael à la Belle Epoque, les personalités, etc... je vous invite à le consulter: 

 

copie article VAR MATIN - J. Joris du 23/08

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Publié le 5 Août 2021

Gérard Tautil vient de publier aux éditions l'Harmattan  un petit dictionnaire de 160 pages.

Var Matin - 20/07 - Estelle Hottois

Quelques extraits de ce dictionnaire

l'Ile d'Or : une grande satisfaction, Gérard Tautil reprend une hypothèse sur l'origine de la Tour que nous avons évoqué avec Anne-Marie Guillot dans notre article

Hypothèse qui avait été relayé par Var Matin - Nicolas Pascal

...et pour commander ce dictionnaire, version papier ou numérique.

Bonne lecture.

ph P

 

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Publié le 1 Août 2021

 

 

L’agence Estérel Côte d’Azur vient d'élaborer cette première édition d’un guide 100% dédié aux itinéraires de randonnées, VTT, vélo et trails dans la destination Estérel Côte d’Azur.
« Sentiers d’ici » vous présente 50 itinéraires touristiques du territoire
.

Dans ce guide qui compte 108 pages, vous trouverez 50 circuits :
•    30 circuits de randonnées
•    10 circuits de VTT
•    6 circuits vélo
•    4 circuits trail

  
Pour chaque itinéraire figure :

Une carte avec tracé du parcours représenté, les détails techniques (dénivelé, niveau, durée, etc.), le descriptif du parcours ainsi que des photos.
 

3 exemples de circuits de randonnées pédestres.

 

2 exemples de circuits VTT

 

Exemple de circuit Vélo

 

 

 

 

 

 

 

Sommaire des 

randonnées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce guide est en vente pour 2,50 €, au supermarché de Cap Esterel.

 

Nous félicitons Aurore Laroche, et sa très dynamique équipe de l'Agence Esterel Côte Azur, pour l'élaboration de ce dossier de randonnées.

 

 

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Publié le 25 Mai 2021

 

Avant la construction de l’hôtel de Roches Rouges, on aperçoit à droite le Grand Hôtel d’Agay, vers 1900.

 

Le docteur Emile AUBY  fait construire en 1906 sur les plans de l’architecte Cannois Henri STOECKLIN, par l’entrepreneur Cannois J.Giacobi.

Cet architecte de renom a signé, avec son père, de très nombreuses créations  à Cannes entre 1895 et 1914.

Ils utilisent le bois, la brique, la pierre, les enduits et la céramique dans une architecture éclectique originale où le soin apporté à chaque détail, à la composition, au choix et à la mise en œuvre des matériaux témoigne de leur talent.

En 1900 ils conçoivent les plans de l'hôtel Gallia, la surélévation du casino des Fleurs construit par L. Hourlier en 1888 et les aménagements intérieurs Art Nouveau des halls et salons de cet ouvrage monumental.

 

Les plans publiés en 1912, dans la Monographie des Bâtiments moderne de Raguenet – N° 243, nous permettent de connaitre l’état initial.

 

 

Le permis de construire de cet hôtel à été reçu avec retard à la Mairie de St Raphael en 1907,à la fin des travaux : 

Et le maire se fâche :

Source archives municipales St Raphael

 

Sur les registres du recensement de 1906 : 28 maisons Plage d’Agay, le Grenouillet, le Trayas pour 140 habitants

Pour l’ensemble de la commune de St Raphael : 704 maisons pour 4768 habitants

 

Une des premières publicités de l’hôtel ouvert en 1908, dans un rastel encore vierge, avec ce slogan : La Perle de l’Esterel

 

 

Publicité : Echo de l’ESTEREL et des MAURES - 1912

 

extrait Guide POL-  1913

  Ce logo indique que cet hôtel possédait à minima une chambre noire permettant aux photographes de charger et décharger les plaques de verre utilisée à cette époque et peut être un petit laboratoire de développement et de tirage d'épreuves par contact.

 

Le journal de St Raphael publiait régulièrement la liste des "Etrangers" séjournant dans les Hotels. (1912) La clientèle d'un âge moyen de 60 ans, est composée de familles  aristocratiques qui seront peu à peu remplacées par la grande bourgeoisie. 

 

 

Les trains reliant Marseille à Nice s’arrêtaient en gare d’Agay pour faire le plein d’eau douce des réservoirs des chaudières à vapeur. L’eau était puisée dans la rivière Agay via une pompe appartenant au PLM . (article en préparation)

Durant cet arrêt les clients de l’hôtel pouvaient descendre.

 

Le premier portail en bois de l’hôtel

 

Ce portail est ensuite remplacé par un portail en pierre, vers 1917

Cette photo réalisée depuis l’entrée de l’hôtel par un ami de JF Denes, propriétaire place des Pêcheurs correspond exactement à la carte postale du photographe Bandieri de St Raphael (vers 1917)

 

La source - vers 1919

Cette source est maintenant tarie. Selon un témoignage de Louis Polvérini, elle a alimenté en eau les entreprises de maçonnerie qui ont construit de nombreuses villas dans le Rastel après la guerre.

Aujourd'hui, elle ne fait plus partie du domaine des Roches Rouges.

 

1920, le nouveau pont d’Agay, sur la droite le bâtiment de trois étages, la gendarmerie qui sera détruite comme le pont par les bombardements de 1943.

 

Album PLM 1923

 

 

 

 1927 – petit livre du Touring Club de France - Le massif de l’Esterel – Georges Seure , on aperçoit à gauche la gare, au centre l’hôtel des Roches Rouges, et le phare de la Baumette.

 

Vers 1935, il est construit un petit pavillon à l’entrée de l’hôtel.

Christian Charlet se souvient qu’il habitait ce pavillon avec son père Victor, grand résistant du maquis de l’Esterel. Son père était chargé de la surveillance des pompes qui puisaient de l’eau à partir du puit situé à l’entrée de l’hôtel, l’eau était ensuite envoyée dans une cuve de stockage située au-dessus de l’hôtel, puis par gravité l’eau potable alimentait les chambres.

A droite de l’hôtel la Villa TRODOS. Le docteur AUBY y installa son cabinet de consultation, après la guerre elle sera louée par une anglaise Miss Maud Wodhouse. L’oncle de Louis Polvérini, Dante Bianchi y sera jardinier jusqu’en 1940.

 

Publicité datant de 1937

Quelques villas commencent à se construire autour dans le Rastel.

 

 

En 1931 et 1932, l’écrivain Albert Cohen qui vient d’épouser à Genève Marianne Goss, séjourne à l’hôtel des Roches Rouges, il y écrit un de ses plus célèbre roman : Belle du Seigneur, quelques scènes se déroulent à Agay et Valescure.

 

 

Le propriétaire de l’Hôtel, le docteur Auby, est conseiller municipal à la Mairie de St Raphael et il est  le premier Pdt du Syndicat d’Initiative d’Agay. François Giraud d'Agay se souvient de sa grande barbe, il était le médecin de la famille d'Agay.

En 1931, une plainte est déposée contre M. Auby et le maire M. Verstraëte,

Le maire de st Raphael Maurice Verstraëte démissionne en 1933.

 

 

Collection Frédéric d’Agay

Le 12 avril 1932, Antoine de St Exupéry et Consuélo Suncin après s’être marié à l’église d’Agay, reçoivent leurs invités au restaurant de l’Hôtel.

François d’Agay âgé alors de 6 ans (à droite sur la photo), m’a confirmé qu’il avait assisté à ce repas, il en garde un souvenir d’un repas de famille assez ennuyeux pour un enfant de son âge.

 

 

 

Dans la même période en 1932, de docteur Auby déclare avoir inventé un traitement contre la coqueluche.

 

 

 

 

 

 

 

Le docteur Auby, conseiller municipal à la Mairie de St Raphaël, propose d’aménager les berges et l’embouchure de la rivière Agay afin de limiter les risques d’inondations. Son projet ne sera pas suivi, et après les crues de 2011,2015 et 2019, la municipalité de St Raphael vient d’entreprendre d’importants travaux pour protéger les habitations et restaurer les berges.

A partir de 1933, les effets de la crise économique commencent à se faire sentir. En 1936, la création des 2 semaines de congés payés  par an va déclenché le gout des vacances à la mer dans les classes moyennes. 

 

Pendant la seconde guerre, l’hôtel des Roches Rouges est occupé, puis il devient une maison de repos pour militaires .

 

En novembre 1943, vers 10 heures du soir 5 ou 6 avions anglais bombardent Agay, on suppose qu’ils visaient le viaduc d’Anthéor, on dénombre 15 victimes parmi les habitants d’Agay, dont des d’anciens militaires anamites qui travaillaient aux cuisines de l’hôtel, et qui se trouvaient dans un des bars de la plage.

L’église, la poste, la gendarmerie, les écoles, le pont routier, et des villas sont détruites.

 

Lors d’une rénovation de la toiture, les longs pans pointus très élégants, disparaissent. 

Nouveau look, après rénovation

 

L’hôtel est racheté par IGESA, le service social des Armées.

1954

1988  - photo Marc Ghislain

 

 

 

 

 

La réalisation de ce dossier m’a pris près de 2 ans, entre la recherche et l’achat des documents présentés, et la recherche de témoignages.

Je tiens à remercier pour leur aide précieuse :

Bruno Borja, M. Gasser, François et Louis Polvérini, Frédéric d’Agay et François d’Agay,

 Mme Parrat, aux archives de St Raphael et Mme Miraglio à la Médiathèque,

et je regrette la non participation du « responsable de la communication » de l’IGESA

Philippe Pons -mai 2021

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 9 Mai 2021

Je viens de rencontrer Thierry Lacombe, un très jeune dentiste retraité, passionné par la photographie, il vient de publier à compte d’auteur, un livre-album, grand format 24x30cm, 160 pages, avec une sélection d’environ 200 photos prises sur une durée de 3 années.

 

Dans une très sobre mise en page, grande photo - courte légende, il nous dévoile sous de très belles lumières la géologie, la flore, la faune de cette « Autre Cote d’Azur » qui ressemble à l’Ouest américain.

Ce livre est remarquablement imprimé en France, chez Escoubiac, l’imprimeur de référence pour de nombreux pros de l’image.

Je vous propose une sélection de quelques pages, je me suis permis de recadrer la page sur le visuel et la légende, pour une meilleure lisibilité sur notre blog.

 

Si comme moi, vous aimez ce livre, vous pouvez le commander directement à Thierry Lacombe ,via ce lien, il habite à St Raphael-Valescure, et dédicacera son livre le samedi 5 juin de 10-12h, librairie Charlemagne à Fréjus-centre, autre date à venir librairie Parisienne de St Raph.

Philippe Pons

Photos © Thierry LACOMBE - 2020 - reproductions interdites 

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Publié le 28 Mars 2021

   Etant confiné en région parisienne, j'ai demandé à mon ami Alain Escaudemaison ancien chef opérateur habitant Cogolin, d'aller ce matin promener son regard dans le jardin botanique de Sainte Maxime. Dans ce magnifique parc, Cedric Pollet, photographe- botaniste propose une  superbe exposition photographique sur les écorces.

Philippe Pons ( grand merci à Yves Plancq qui m'a fait découvrir Cédric)

 

" Après un an de quasi disette, subissant de manière presque totalitaire des réglementations complètement folles de fermetures des lieux culturels alors que les métros et grandes surfaces sont bondés, j’ai ce curieux sentiment d’être un privilégié, presque hors-la-loi, qui peut enfin exprimer son regard et transmettre sa passion pour les arbres !

Le monde est devenu fou et il serait temps de vite retourner à l’essentiel : se mobiliser pour se reconnecter à la Nature, au vivant, aux autres… avec ce lien social qui nous unit et dont on a tous besoin.

  Le Var n’est pas encore confiné et les parcs sont encore ouverts au public… il faut savoir apprécier à sa juste valeur cette générosité et ce petit bonus de liberté, mais pour combien de temps encore ?? Donc vous qui êtes curieux, qui aimez la culture, les expositions, l’évasion, la nature, les arbres, les voyages… Vous qui aimez tout simplement la vie et souhaitez retrouver ce parfum d’antan le temps d’une escapade vivifiante, alors cette exposition est faite pour vous, ne tardez pas pour venir la visiter ! Elle ne durera qu'un petit mois.

Plus d’une centaine de photos d’arbres pour un dépaysement garanti !

  Quoi de plus bel écrin qu’un jardin botanique au bord de mer, face au golfe de Saint-Tropez, pour venir s’évader sur les 5 continents, se reconnecter à la Nature et profiter de la générosité des arbres pour s’émerveiller devant la richesse et la beauté de leurs magnifiques écorces !

  Voilà un voyage hors du temps, nourricier et enrichissant que la ville de Sainte Maxime vous propose pour lancer sa programmation culturelle 2021. 

  Cette exposition grands formats présentera en plein air une 30aine de panneaux photos 120x180cm, accompagnés de leurs textes explicatifs. En levant les yeux vers la canopée des arbres, vous pourrez également admirer une 20aine de photos 90x180cm parfaitement intégrées au jardin.

  Pour les plus curieux ou les plus voyageurs, l’exposition se poursuit en intérieur, à la médiathèque municipale Jehanne Arnaud de Sainte Maxime."

Cédric Pollet

 

INFOS PRATIQUES :

EXPOSITIONS du 26 mars au 25 avril 2021

2 lieux d’expo à Sainte Maxime (83) :

Jardin Botanique des Myrtes, Bd. jean Moulin (en front de mer)

Ouvert tous les jours de 8h à 17h

Médiathèque Jehanne Arnaud, Carré Léon Gaumont, 107 route du Plan de la Tour

Ouverte le mardi et vendredi de 12h à 17h30, le mercredi et samedi de 9h à 17h30


Entrées libres et parking sur place pour les 2 lieux


 

Si vous n'avez pas la possibilité de vous rendre à Ste Maxime,

voici 2 livres grands formats pour retrouver les arbres de Cédric Pollet

 

a découvrir à Sainte Maxime : ECORCES, une galerie d'art proposée par Cédric Pollet
a découvrir à Sainte Maxime : ECORCES, une galerie d'art proposée par Cédric Pollet
a découvrir à Sainte Maxime : ECORCES, une galerie d'art proposée par Cédric Pollet
a découvrir à Sainte Maxime : ECORCES, une galerie d'art proposée par Cédric Pollet
a découvrir à Sainte Maxime : ECORCES, une galerie d'art proposée par Cédric Pollet

 

a découvrir à Sainte Maxime : ECORCES, une galerie d'art proposée par Cédric Pollet
a découvrir à Sainte Maxime : ECORCES, une galerie d'art proposée par Cédric Pollet
a découvrir à Sainte Maxime : ECORCES, une galerie d'art proposée par Cédric Pollet
a découvrir à Sainte Maxime : ECORCES, une galerie d'art proposée par Cédric Pollet
a découvrir à Sainte Maxime : ECORCES, une galerie d'art proposée par Cédric Pollet

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Publié le 22 Mars 2021

En ce printemps 2021, je vais vous raconter en images, la petite histoire des 3 grands Hôtels d’Agay.
Le premier article raconte celle du Grand Hôtel construit vers 1881, suivra l’hôtel des Roches Rouges datant de 1906, et pour finir le Grand Hôtel de la Baumette construit en 1928.
Je suis preneur de témoignages ou de photos de descendants de personnes ayant travaillés ou séjournés dans ces établissements. Par avance, merci.
Philippe Pons.

 

France ALBUM n°48 - Guide album des chemins de fer du Sud - LE PAYS DU SOLEIL -

Illustration de A.Karl d’après une photo de H. Ferrari/ St Raphael

 

Construit vers 1881, c’est le premier hôtel d’Agay référencé dans les guides.

 

 

Il est situé à l’entrée de la rade, avant le pont routier, au bord de la route qui sera construite par le Touring Club et deviendra la Corniche d’Or.

L’entrée de l’Hôtel, sur la droite l'épicerie Mellano, une des plus anciennes familles d'Agay.

Vers 1905, la route est faite, on aperçoit quelques cabines de bains, et sans doute une cabane pour permettre aux pêcheurs de stocker les filets.

Dans les recensements de St Raphael on trouve en 1896 et en 1901, Joseph DREVET hôtelier.

 

Extrait du Guide JOANNE sur la Côte d’Azur de 1907

 

Le Guide POL (ancêtre des Guides Bleus) de 1913, indique que l’hôtel est ouvert toute l’année, avec un tarif de la pension supérieur l’hiver, ce qui est courant au début du siècle car toutes les villes de la Cote d’Azur sont connues comme stations hivernales.

L’appareil photo indique que cet hôtel possède une « chambre noire », petite pièce sans lumière qui permet aux photographes amateurs de charger et de décharger les châssis en bois qui contiennent les plaques de verre qui sont les « pellicules « de cette époque.

La spécialité de bouillabaisse se retrouve à l’hôtel SUBE au Trayas.

 

 

En 1906, l’hôtel est racheté par Joseph Mathieu

Sur cette photo prise depuis la gare vers 1900, un chemin mène directement à l’hôtel, on aperçoit sur la gauche les bâtiments des douanes, vous remarquerez que le Rastel est totalement vierge de construction, l’hôtel des Roches Rouges sera construit en 1906.

 

 Le rocher de la Rate Penate

1912 - Extrait du journal L’Echo de l’Esterel

A droite, en premier plan, l’ancienne chapelle Notre Dame du Sacré Cœur, construite en 1878, elle sera détruite lors du bombardement du 11/11/1943, et reconstruite au même endroit à partir de 1949.

Antoine de Saint Exupéry épousa Consuelo Suncin dans cette chapelle le 12 avril 1932, mariage célébré par l’abbé Sudour.

 

A côté du Grand Hôtel, la réserve d’Agay. (tea-room, restaurant)

 

Vers 1930, l’hôtel est racheté par M. Barqui, qui renomme sa propriété La Barquisière.

extrait du Bottin 1948

L’immeuble est endommagé par les bombardements des alliés datant de 1943 et 1944,

la toiture très abimée est restaurée par l’entreprise de Louis Polvérini en 1945.

En 1946, la société Immobilière du Littoral, propriétaire de l'immeuble est dissoute, le bâtiment est divisé et vendu en 6 appartements.

Années 60.

Le pont routier construit en 1948 et l'ex Grand Hôtel, le village de Cap Esterel n’est pas encore construit, on aperçoit des monticules de pierres suite à l'extraction du porphyre.

 

 

Photo Google Earth - Le Vieil Agay et Cap Esterel

2020 - "Le Manoir", depuis la route nationale

Vue depuis la descente vers le port 

 

 

Un grand merci, à Jean-Marie Pietrzac, mon voisin dans le Val d'Oise, propriétaire au Manoir via son épouse depuis 1947, qui m'a communiqué cette série de photo qu'il a réalisé depuis son appartement.

©JM Pietrzac
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©JM Pietrzac
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©JM Pietrzac
©JM Pietrzac
©JM Pietrzac
©JM Pietrzac

©JM Pietrzac

Archives départementales VAR / St Raphael / Recensements 1896-1901-1906

 

collection Philippe Pons

 

 

Guide JOANNE - 1907

 

 

 

Guide POL -1910

 

 

 

 

guide POL - 1913

 

 

 

 

Guide Hachette - 1923

 

 

 

 

Guide Hachette 1930

 

 

 

 

Echo de l'ESTEREL - 1912

 

 

Guide Album des Chemins de fer du SUD _ N° 48

 

 

 

Bottin Var - 1948

 

mes cartes postales des éditions :

Mailan - LL- Soly - Rostan & Munier - Bacchi - Bianderi - Ferrari - Lacour 

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Publié le 14 Février 2021

Saint Valentin : Lever de soleil sur le Dramont

En cette période hivernale les lumières sont très différentes de celles que nous connaissons en été.

Photographier c’est écrire avec la lumière.

Merci à Patrick Colombet qui depuis le Hameau de Cap Esterel nous fait partager le lever de soleil de ce matin sur le Dramont. (photos prises entre 7h30 et 7h40)

 

Il faut se rappeler que jusqu’en 1936 et les congés payés , les villes de la Côte d’Azur : Nice, Cannes, St Raphael, Valescure, Agay étaient des stations hivernales surtout fréquentées par de riches Anglais et leurs domestiques.

extrait du Guide JOANNE - 1909

Guide JOANNE - 1907 - collection Ph. Pons

   Le dernier recensement en ligne des archives du Var, indique qu’ en 1931 , à Agay il y a 73 maisons et 540 habitants, et 83 maisons et 720 habitants au Dramont.

 

L'Esterel , illustration du guide JAONNE 1907

Sur la route du mimosa

 

Photographies © Patrick Colombet - article et documents Philippe Pons

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Rédigé par Patrick Colombet et Philippe Pons

Publié dans #2021, #CULTURE & PATRIMOINE