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Publié le 9 Juin 2022

  ANTHEOR - Samedi 4 juin 2022, le nouveau jardin Louis Valtat a été inauguré en présence de Julien et François Valtat, arrières petits-fils du peintre Louis Valtat, de Josiane Chiodi Adjointe au Maire qui représentait Frédéric Masquelier, de Jacques Genoux, Conseiller municipal délégué aux parcs et jardins publics, d’Alain Dubreuil, Président de l’association « Anthéor Hier et Aujourd’hui » et Directeur du projet « Saint-Raphaël, Ville de Mémoire » ainsi que d’élus Raphaëlois et de Saint-Tropez, et de nombreux invités d’Agay et d’Anthéor.

Photos Franck CLUZEL
Photos Franck CLUZEL
Photos Franck CLUZEL
Photos Franck CLUZEL
Photos Franck CLUZEL

Photos Franck CLUZEL

Dans la continuité de mes recherches de documentaliste sur l’histoire AGAY voici un complément d’informations sur Louis VALTAT, très grand peintre trop méconnu.

Louis Valtat est né en 1869 à Dieppe. Il se montre rapidement doué pour le dessin et suit des cours à l’académie Julian. Il côtoie Toulouse Lautrec.

Il découvre le bassin d’Arcachon , Banyuls, puis s’installe l’hiver 1897 à Agay, au Grand Hôtel / maison Drevet, le premier hôtel ouvert sur la nouvelle route tracée par le Touring Club de France : la Corniche d’Or.

 

Il réside à Agay durant 2 hivers.

 

Durant cette période il rend visite à plusieurs reprises à St Tropez à Paul Signac, à l’origine du pointillisme et à Auguste Renoir à Cagnes.

 

 

 

 

 

 

Portrait de Renoir réalisés par Valtat.

 

 

 

 

 

 

 

Portrait de Valtat par Auguste Renoir

 

 

 

 

 

 

 

Avec la proximité de cet hôtel et du port d’Agay ,

il se lie d’amitié avec une famille de pêcheur, la famille BOMPARD.

Sophie BOMPARD qui lui sert de modèle dans plusieurs tableaux.

 

Auguste Bombard, né en 1851 est marié avec Sophie Laugier, ils auront 6 enfants, que l’on retrouve sur plusieurs toiles de Valtat.

 

Sur tous les catalogues des musées présentant ces tableaux la famille Bompard est mentionnée avec une faute d’orthographe un « T » au lieu d’un « D », sauf dans le Catalogue de l’Oeuvre réalisé par son fils le Dr Jean Valtat en 1977.

Et suite à une erreur de transcription, un officier d’état civil de Saint Raphael oublie de recopier le D, d’où l’orthographe actuelle BOMPAR des descendants de Joseph Bompard, le grand père de mon amie Céline que j’ai rencontré grâce à la mémoire d’AGAY, Louis Polvérini.

 

En 1899, Paul Signac écrit à Valtat : « Je vous envie d’être là-bas à Agay, parmi ce bleu, ce rouge et ce vert. » Ce sont bien ces trois couleurs utilisées avec bonheur qui caractérisent les toiles d’Agay. Le peintre y déploie une palette audacieuse et intense. Motif fascinant, les rochers rouges d’Agay constituent pour Valtat, comme pour d’autres peintres comme d’Espagnat ou Armand Guillaumin, un des thèmes favoris et deviennent prétexte à des séries. »

Les roches rouges de l'ESTEREL - 1900

La calanque - 1903

La côte d'Anthéor - 1903

l'ESTEREL - 1903

Les roches rouges d'Agay - 1903

Son petit fils Louis-André témoigne que son grand-père et sa grand-mère faisaient à vélo de voyage Paris-Agay...

« Je suis frappé par l’heureux accord des tons qu’il mettait sur sa toile, c’était Valtat »
Pierre -Auguste RENOIR

Rochers rouges et ESTEREL - 1902

Il achète ensuite un terrain à Anthéor, et fait construire la villa Roucas Rou avec l’aide de ses amis Polaire, Ferrouillat et Eugène Brieux.

Il vend sa villa en 1914, et rentre à Paris pour scolariser son fils.

Pic du Cap Roux - 1905 

« Chacun de ses tableaux est comme un parterre de fleurs éclatantes » Michel Puy

 

 

 

En 1900, il épouse Suzanne Noel, futur modèle de nombreux tableaux, comme son fils Jean

Grand bouquet au vase bleu

Louis VALTAT a été le premier artiste à construire ses tableaux, non plus par le dessin, mais par la couleur pure.

A ce titre il est le précurseur direct du fauvisme. Il abandonne la perpective, les ombres, et élimine les détails.

Valtat n’a pas occupé de son vivant la place qu’il méritait, il est resté dans l’ombre de Matisse, Bracque Léger, Rouault, Picasso.

Le musée de l’Annonciade à St Tropez possède quelques tableaux.

Photo Franck CLUZEL 

« Louis Valtat fût un artiste prolifique et protéiforme, peintre inlassable qui a réalisé plus de 4000 peintures, sans compter les illustrations, estampes, lithographies, affiches, céramiques, sculptures et cartons de tapisserie.

Ses œuvres sont présentes dans les plus grands musées ainsi que dans de nombreuses collections privées, en France et dans le monde. On peut les admirer à Paris, New-York, Moscou, Saint-Pétersbourg, Genève, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Caen, Cahors, etc.

Discret, libre et solitaire, il reste farouchement indépendant aux courants d’avant-garde qui se succèdent au début du XXe siècle, suivant et développant sa propre vision artistique. »

L’association « Les Amis de Louis Valtat » et Alain Dubreuil

Peintre de la nature, Valtat est également le peintre de la vie contemporaine, sociale et familière. Raymond Charmet

« Les peintres libres n’ont pas d’histoire, disait-il avec bonhomie. »

« Ni impressionniste, ni fauve, ni cubiste, parce qu’indépendant , il s'est enrichi de tous les mouvements en s'épanouissant davantage à leur soleil. »
Walstein C. Findlay

Agay - 1903

 

Je reconnais être un fan récent de Louis VALTAT, j’espère que cet article permettra de vous le faire découvrir et de le positionner en tête des peintres amoureux d’AGAY comme : Albert  Marquet,   Armand Guillaumin et Charles Camouin. 

Philippe Pons

 

Livres de ma collection ayant servi à illustrer et documenter cet article 

    

 

 

Catalogue de l’Œuvre -tome 1 – Docteur Jean VALTAT – Edition Idées et Calende -Neuchatel – 1977

324 pages – 2908 tableaux référencés.

 

 

 

 

 

 

 

Louis VALTAT – par Raymond COGNIAT – Edition Idées et Calende -Neuchatel – 1963

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Louis VALTAT – à l’aube de Fauvisme – Musée de Lodève - 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

VALTAT - Musée Paul Valéry – SETE – 2011

 

 

 

 

 

 

 

Les fauves et la critique – Musée de Lodève – Edition ELECTA - 1999

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Catalogue du Musée de l'Annonciade - Saint Tropez

 

 

 

 

 

 

 

 

 

N° 186 Dossier de L’ART  – Louis VALTAT à l’aube du fauvisme – Editions FATON - 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

Louis VALTAT – catalogue vente FINDLEY –

1972

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Affiche galerie Denis VALTAR - 1965

- COMPLEMENT -

- Copie de l'article du 11-06 paru dans VAR MATIN -

 

 

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Publié le 22 Mars 2021

En ce printemps 2021, je vais vous raconter en images, la petite histoire des 3 grands Hôtels d’Agay.
Le premier article raconte celle du Grand Hôtel construit vers 1881, suivra l’hôtel des Roches Rouges datant de 1906, et pour finir le Grand Hôtel de la Baumette construit en 1928.
Je suis preneur de témoignages ou de photos de descendants de personnes ayant travaillés ou séjournés dans ces établissements. Par avance, merci.
Philippe Pons.

 

France ALBUM n°48 - Guide album des chemins de fer du Sud - LE PAYS DU SOLEIL -

Illustration de A.Karl d’après une photo de H. Ferrari/ St Raphael

 

Construit vers 1881, c’est le premier hôtel d’Agay référencé dans les guides.

 

 

Il est situé à l’entrée de la rade, avant le pont routier, au bord de la route qui sera construite par le Touring Club et deviendra la Corniche d’Or.

L’entrée de l’Hôtel, sur la droite l'épicerie Mellano, une des plus anciennes familles d'Agay.

Vers 1905, la route est faite, on aperçoit quelques cabines de bains, et sans doute une cabane pour permettre aux pêcheurs de stocker les filets.

Dans les recensements de St Raphael on trouve en 1896 et en 1901, Joseph DREVET hôtelier.

 

Extrait du Guide JOANNE sur la Côte d’Azur de 1907

 

Le Guide POL (ancêtre des Guides Bleus) de 1913, indique que l’hôtel est ouvert toute l’année, avec un tarif de la pension supérieur l’hiver, ce qui est courant au début du siècle car toutes les villes de la Cote d’Azur sont connues comme stations hivernales.

L’appareil photo indique que cet hôtel possède une « chambre noire », petite pièce sans lumière qui permet aux photographes amateurs de charger et de décharger les châssis en bois qui contiennent les plaques de verre qui sont les « pellicules « de cette époque.

La spécialité de bouillabaisse se retrouve à l’hôtel SUBE au Trayas.

 

 

En 1906, l’hôtel est racheté par Joseph Mathieu

Sur cette photo prise depuis la gare vers 1900, un chemin mène directement à l’hôtel, on aperçoit sur la gauche les bâtiments des douanes, vous remarquerez que le Rastel est totalement vierge de construction, l’hôtel des Roches Rouges sera construit en 1906.

 

 Le rocher de la Rate Penate

1912 - Extrait du journal L’Echo de l’Esterel

A droite, en premier plan, l’ancienne chapelle Notre Dame du Sacré Cœur, construite en 1878, elle sera détruite lors du bombardement du 11/11/1943, et reconstruite au même endroit à partir de 1949.

Antoine de Saint Exupéry épousa Consuelo Suncin dans cette chapelle le 12 avril 1932, mariage célébré par l’abbé Sudour.

 

A côté du Grand Hôtel, la réserve d’Agay. (tea-room, restaurant)

 

Vers 1930, l’hôtel est racheté par M. Barqui, qui renomme sa propriété La Barquisière.

extrait du Bottin 1948

L’immeuble est endommagé par les bombardements des alliés datant de 1943 et 1944,

la toiture très abimée est restaurée par l’entreprise de Louis Polvérini en 1945.

En 1946, la société Immobilière du Littoral, propriétaire de l'immeuble est dissoute, le bâtiment est divisé et vendu en 6 appartements.

Années 60.

Le pont routier construit en 1948 et l'ex Grand Hôtel, le village de Cap Esterel n’est pas encore construit, on aperçoit des monticules de pierres suite à l'extraction du porphyre.

 

 

Photo Google Earth - Le Vieil Agay et Cap Esterel

2020 - "Le Manoir", depuis la route nationale

Vue depuis la descente vers le port 

 

 

Un grand merci, à Jean-Marie Pietrzac, mon voisin dans le Val d'Oise, propriétaire au Manoir via son épouse depuis 1947, qui m'a communiqué cette série de photo qu'il a réalisé depuis son appartement.

©JM Pietrzac
©JM Pietrzac
©JM Pietrzac
©JM Pietrzac
©JM Pietrzac
©JM Pietrzac
©JM Pietrzac
©JM Pietrzac
©JM Pietrzac
©JM Pietrzac
©JM Pietrzac
©JM Pietrzac

©JM Pietrzac

Archives départementales VAR / St Raphael / Recensements 1896-1901-1906

 

collection Philippe Pons

 

 

Guide JOANNE - 1907

 

 

 

Guide POL -1910

 

 

 

 

guide POL - 1913

 

 

 

 

Guide Hachette - 1923

 

 

 

 

Guide Hachette 1930

 

 

 

 

Echo de l'ESTEREL - 1912

 

 

Guide Album des Chemins de fer du SUD _ N° 48

 

 

 

Bottin Var - 1948

 

mes cartes postales des éditions :

Mailan - LL- Soly - Rostan & Munier - Bacchi - Bianderi - Ferrari - Lacour 

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Publié le 3 Avril 2020

En ce début de vacances de Pâques, comme nous ne pouvons-nous déplacer, je vous propose un petit voyage en images avec l’histoire des pergolas d’Agay.
Philippe Pons

 

 

Sur cette carte postale datant d'environ 1910-20, les pergolas n'existent pas.

Sur la droite l'ancienne église d'Agay qui sera partiellement détruite et reconstruite au même emplacement. (article en préparation)

Après la première parution de cet article, Frédéric d'Agay m'a précisé que les pergolas dataient de 1930, suite à une décision du Syndicat d'Initiative nouvellement créé à AGAY.

 

 

Les pergolas, le pont routier, et en arrière plan l’Hôtel des Roches Rouges.

 

Extraits de la Cote d’AZUR du Dr. Donnadieu paru en 1936

 

Cette carte postale date de 1932, édition Galeries de l’Esterel – Agay, on aperçoit en arrière plan la grosse villa et le voilier de Maurice Bunau Varilla .

Les pergolas, le port avec quelques barques de pêcheurs, le Grand Hôtel d’Agay et la Réserve d’Agay

2 cartes postales datant de 1933, édition MUNIER.

La coloration des images est manuelle à partir de photos Noir et Blanc.

 

Brochure rare publiée par le Syndicat d’Initiative de St Raphael en 1937.

Toutes les photos sont signées du photographe de St Raphael Lucarelli.

Le bâtiment de 3 étages au centre de l’image est l’ancienne gendarmerie détruite par les bombardements en mai 1945.

 

Petit à petit le port d’Agay se transforme et se développe, les pontons se multiplient.

 

 

 

2020 , les pergolas dominent toujours le port, les colonnes ont pris la couleur de l'Esterel

photos © Patrick Colombet et Philippe Pons

Avec Patrick nous avons comptés 7 pergolas, amis lecteurs, avez vous une explication, en dehors de la fascination sur le chiffre 7, le chiffre de la chance pour Agay ?

 

 

La COTE d’AZUR Edition Berger Levrault - 1936 , un ouvrage de référence.

Brochure Syndicat d’Initiative de St Raphael - 1937

 collection Ph. Pons 

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Publié le 2 Novembre 2019

 

carte postale éditée par la Cigogne  - collection Philippe Pons

Cette photographie doit dater des années 40.

Avec la création des congés payés en 1936, les premiers vacanciers arrivent sur la côte d'Azur via l'ex ligne PLM ( Paris-Lyon-Marseille ). En 1938 la ligne PLM dite "ligne    Impériale" car empruntée par Napoléon III, est nationalisée et devient SNCF.                    Le trajet Paris-Marseille durait 9h 20.

L'électrification de cette ligne commencera en 1946 et se terminera en 1962.  Il y avait 3 classes de wagons, la 3eme classe avec des banquettes bois sera supprimée en 1956.

On aperçoit en arrière plan le "Château d'Agay " et le bâtiment de la ferme du château. Peu après le débarquement, les 14 et 15 août 1944 le château sera totalement détruit  par des tirs allemands.

Guide POL - St Raphaël / l'Esterel  - collection Ph. Pons

 

 

 

Septembre 2019 - © Philippe Pons

En 75 ans, principaux changements : de nombreuses villas construites sur Agay, ainsi que le développement important de la végétation.  La plage n'a pas changé.

Il existe maintenant 2 restaurants : La Favouille et le restaurant du club Agathos aménagé sur les terrains de l'ancien château d'Agay.

L'ensoleillement de cette anse est remarquable ainsi que la vue sur le Dramont et la baie d'Agay.

 © Philippe Pons

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Publié le 31 Août 2019

 

Au bord de la plage du Pourrousset, située à l'entrée de Cap Esterel.

Carte postale, édition Giletta - collection Ph. Pons

Je pense que cette photo prise par l'un des frères Giletta après l'ouverture de la route de la Corniche d'Or, date d'environ 1903-1904.

On aperçoit au loin le phare de la Baumette construit en 1884.

Le phare d'Agay - carte postale édition Sélecta - collection Ph. Pons

 

 

 

 

juin 2019 - © Ph. Pons

2019 - Un des pins maritime plié par les vents est toujours présent. Deux grosses branches sont soutenues par des béquilles métalliques.

 

Si vous aimez les arbres remarquables, je vous invite à assister à la conférence qui sera donnée par  Pierre Fernez le 9 Octobre à l'auditorium du centre culturel de St Raphael.

Philippe Pons

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Publié le 8 Août 2019

« A travers cette nouvelle rubrique, nous allons vous proposer un comparatif entre des documents anciens (photos,gravures ou cartes postales) et des photographies récentes de vous montrer les évolutions au Fil du Temps »

 

Ces 2 photographies ont été prises entre 1903 ( fin de construction de la route la Corniche d’Or) et 1910 (début de la construction de l’ile d’Or par le Dr LUTAUD).

On aperçoit sur cette première carte postale intitulée Route d’Agay, deux énormes tas de pavés de porphyre extraits des carrières du Dramont situés à l’emplacement actuel de l’hôtel Les Roches Rouges

On devine derrière le 2eme tas, le système de chargement d’un voilier qui assurait la livraison.

Carte postale très rare en provenance de la collection de JP Herreyres , l'historien du Dramont.

Gravure extraite de St Raphael Journal - 1889

 

cartes postales Ed Lacour et Ed Helmlinger - collection Ph Pons

La tour de l'ile d'Or n'est pas encore édifiée, il existe très peu de photographies de l'ile sans la tour.

 

 

Depuis le garage LERUSTE.

© Philippe Pons

… et depuis l’Hôtel Les Roches Rouges

Photos © Patrick Colombet

 

Plage du Dramont - Le ponton de chargement des carrières – 2018,

En arrière-plan le parking abandonné et le garage Leruste, et pour mémoire les galets très spécifiques à cette plage du Dramont proviennent des pavés extraits des carrières entre 1864 et 1959.

Voir nos précédents articles dans notre catégorie CULTURE et PATRIMOINE.

 

A suivre ...

 

 

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