Publié le 24 Juin 2026

information fournie par Boursorama avec AFP •22/06/2026 à 11:36

Pierre et Vacances-Center Parcs visé par une offre de rachat par un fonds émirati

Le groupe touristique français Pierre & Vacances-Center Parcs a annoncé lundi faire l'objet d'une offre ferme de rachat de la part de la société d'investissement émiratie Mubadala Capital sur la totalité de ses actions.

L'offre a reçu le soutien du conseil d'administration du groupe et de ses trois principaux actionnaires, qui détiennent 58,6% du capital. Sa concrétisation nécessite toutefois l'engagement d'autres actionnaires pour atteindre le cap de 80% du capital d'ici au 17 juillet, précise Pierre & Vacances-Center Parcs dans un communiqué.

Le groupe, qui détient aussi les marques Maeva et Adagio, avait annoncé mi-2025 engager une revue stratégique et n'excluait pas que cela aboutisse à "des évolutions actionnariales".

L'offre du fonds Mubadala Capital, filiale du fonds souverain d'Abou Dhabi, un des Emirats arabes unis, "traduit sa conviction dans le secteur européen du tourisme", a déclaré Antoun Ghanem, associé chez Mubadala Capital, cité dans le communiqué.

Le fonds propose 1,90 euro par action, auquel pourrait s'ajouter un complément de 0,10 euro si le fonds parvient à retirer l'entreprise de la Bourse à l'issue de l'offre, ce qui offrirait aux actionnaires une prime de plus de 40% par rapport au cours de l'action précédant le début de la revue stratégique du groupe en juin 2025.

Le dépôt formel de l'offre est prévu pour le premier trimestre 2027, sous réserve du feu vert des autorités réglementaires.

Endetté et en difficulté à cause du Covid, le groupe français s'était restructuré en 2022, faisant entrer un trio d'investisseurs à son capital.

L'intention de Mubadala Capital est de s'appuyer sur l'équipe de direction actuelle, a indiqué Pierre et Vacances-Center Parcs dans un document transmis à l'AFP.

Cette offre permettrait au groupe de disposer d'une "capacité d'investissement durable".

Le directeur général de Pierre et Vacances-Center Parcs, Franck Gervais, à Chantilly, le 11 janvier 2024. ( POOL / LUDOVIC MARIN

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Extraits du dernier post d’Emmanuel DUMESNIL sur LINKEDIN

Emmanuel Dumesnil

 

 

 

L’avenir du Groupe Pierre & Vacances - Center Parcs (PVCP)

D’ici quelques semaines, le management de PVCP indiquera si les discussions entamées il y a un an pour un changement d’actionnaires majoritaires auront abouti ou pas.

Probablement car la presse économique distille des informations sur l’arrivée d’un fonds souverain d’Abu Dhabi, Mubadala.

Réalité ou intox ? Je n’en sais rien. Si c’est le cas, le critère ne sera pas financier mais un service rendu par un Etat à un autre Etat. L’Etat français est actionnaire de PVCP depuis la transformation du PGE (Prêt garanti par l’Etat) en actions en 2022 et veut sortir.


👉 Des signes précurseurs accréditent ce changement : anecdotiques mais révélateurs.

👉 Prenons un exemple : le renouvellement des baux commerciaux dans l’Adagio Défense Esplanade, cours Michelet à Puteaux (92), très bien placé au milieu du 1er quartier d’affaires d’Europe.

Cette résidence comporte 99 appartements. Les baux initiaux arrivaient à échéance fin 2018, après 10 ans d’exploitation.

Que se passa t’il à l’époque ? Rien.

Dans ce cas, c’est la tacite reconduction qui se met en place. En deux mots : statu quo. Le loyer reste le même et tout continue comme avant.

Mais impossibilité pour le bailleur de récupérer son bien sauf à payer une indemnité d’éviction astronomique. Et impossibilité aussi de le revendre car le futur acquéreur demande une visibilité sur plusieurs années.


👉 Nous sommes en 2026. Plus de 7 ans se sont écoulés. Toujours la tacite reconduction pour les propriétaires qui ont refusé les baisses de loyer proposées en 2021 et 2025. Alors que le compte d’exploitation 2024 de cet Adagio est positif. Quelle gestion calamiteuse du dossier.

Vendredi 19 juin 2026, brusque réveil de PVCP. Comme un volcan qui entre en éruption après des années de sommeil.


👉
Un mail indique que, puisque c’est comme ça, PVCP se retirera le 31 décembre 2026 et rendra les clés aux propriétaires bailleurs. Au revoir, débrouillez-vous !

Pourquoi cette décision ?

Peut-être qu’un futur nouvel actionnaire majoritaire a demandé au management en place d’exhumer les dossiers pourris et de les solder.


 

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Rédigé par Bureau 3C

Publié le 4 Juin 2026

Il y a déjà 10 ans, je vous racontais l’histoire des carrières du Dramont , à travers plusieurs articles.
J’avais été reçu très amicalement par René Zucco, Antoine Bertani et JP Herreyres qui m’avaient communiqué de très nombreuses informations et répondus à mes nombreuses questions.
La Ville de Saint-Raphaël rend aujourd’hui un hommage mérité à René Zucco via son excellent site internet , voici la copie de l’article.
Philippe Pons

https://www.capesterel3c.com/2016/05/sous-les-paves-la-plage-ou-l-histoire-des-carrieres-du-dramont-episode-1.html

 

Aujourd’hui, découvrez René Zucco, une figure incontournable du patrimoine local, intimement liée à l’histoire du Dramont dont il incarne l’âme et l’identité.

Photo Justine DELMOTTE

Ancien architecte et petit-fils de carrier, René Zucco compte parmi les derniers gardiens de l’héritage laissé par les carrières de porphyre qui ont marqué le territoire entre 1864 et 1959. Avec passion, il transmet le souvenir de cette aventure humaine et industrielle, écrite par des familles venues d’Italie en quête d’un avenir meilleur à Saint-Raphaël.

En 1864, à seulement 18 ans, l’arrière-grand-père de René quitte sa Toscane natale pour rejoindre les carrières du Dramont. Comme tant de ses compatriotes, il vient chercher du travail et un toit. «  Ils immigraient pour survivre. Ils ont épousé la France », rappelle René.

Une épopée humaine et industrielle

Élevé en grande partie par ses grands-parents, René garde des souvenirs heureux d’une cité ouvrière où tout le monde se connait et s’entraide. Son grand-père, tailleur de pavés, lui transmet le goût du travail et de l’autonomie. «  Il était humble et tendre. Sa richesse, c’était la famille et la solidarité.  » À l’époque, le quartier vit au rythme du vacarme du concasseur, de la poussière omniprésente et des fumées noires de la chaudière à charbon. Mais le dimanche après-midi, l’accordéon remplace les machines et les bals populaires attirent les habitants de toute la région.

René n’a jamais envisagé de quitter son quartier. «  Ici, c’est un petit paradis  », confie-t-il. Après le baccalauréat, il suit la voie de son frère et obtient son diplôme d’architecte tout en travaillant. Marié depuis 56 ans à Yvonne, fondatrice du Cercle Dramontois en 2008, qu’il connait depuis le berceau, il partage avec elle des racines profondément ancrées dans l’histoire des carrières. Ensemble, ils entretiennent l’âme du quartier avec l’organisation de repas conviviaux, de lotos et de fêtes traditionnelles, perpétuant ainsi la solidarité et la convivialité héritées du temps des carriers.

Des vies de labeur, de solidarité et de courage honorées

À la retraite, avec son ami d’enfance Antoine Bertani, fils de forgeron des carrières, René se plonge dans les archives familiales. Maillons de cette histoire collective, ils décident de faire vivre le souvenir du millier d’ouvriers qui a bâti le Dramont et contribué au développement de Saint-Raphaël, à force de travail et de courage. «  C’est une épopée humaine d’une grande richesse, on ne pouvait pas la laisser sombrer dans l’oubli. Aujourd’hui, entre 60 et 65 % de la population locale est d’origine italienne. Pour leurs enfants et petits-enfants, connaître cette histoire, c’est comprendre leurs racines  ».

Portés par le Cercle Dramontois, avec le soutien de la Ville et de nombreux donateurs, plusieurs projets voient alors le jour : en 2019, un parcours historique de 21 panneaux avec QR Code est installé sur l’ancien site des carrières. « Entre juillet 2024 et 2025, ils ont été flashés 65 000 fois, ce n’est pas rien! ». Le livre Mémoires des Carriers est ensuite publié en 2021, puis la Maison des Carriers est inaugurée en 2022. Gratuite et ouverte à tous, elle rassemble objets, archives et témoignages patiemment recueillis. Elle aborde également la révolution industrielle, les avancées sociales et la géologie, offrant une approche complète et accessible de ce patrimoine qui attire près de 3 000 visiteurs chaque année.

Aux côtés de son épouse, entouré de ses deux enfants et de ses cinq petits-enfants, René Zucco mesure le chemin parcouru. Heureux de voir cette mémoire se perpétuer, il continue d'enrichir les collections et de transmettre avec passion l’histoire de ces hommes et femmes. «  Là-haut, quelque part, ils doivent être fiers qu’on les honore encore aujourd’hui  », conclut-il avec émotion.

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Rédigé par Philippe Pons